L’Utilisateur: au cœur du système #Google

«La satisfaction client»: la quête de Google

La quête de Google et de ses outils internet? Donner la meilleure information à l’utilisateur, de manière ergonomique, claire et intuitive. La naissance du Google Search se base sur ces fondements. Jadis, les moteurs de recherches fonctionnaient par ordre alphabétique. Aujourd’hui, les opaques algorithmes de Google permettent de proposer le bon contenu et le bon site via une requête bien définie. En d’autres termes, Google scroll tout: la vitesse, le champ sémantique du site, la structure, les balises, le backlink et tutti quanti. Il définit ainsi (d’après ses propres critères) quel site «vaut plus le coup» qu’un autre, est plus qualitatif. Tous les outils mis en place à ce jour sont annoncés dans cette démarche-là: aider l’utilisateur, lui faciliter l’accès l’information, l’organisation de ses mails, de son agenda, de ses déplacements …de sa journée finalement! Sous couvert d’une «satisfaction et besoin de l’utilisateur», jusqu’où Google peut-il intervenir? A-t-il des limites?

La protection de la vie privée: une crainte latente

Lorsqu’on demande à un utilisateur «lambda» ce qu’il craint de Google, il répondra: la vie privée! « Google utilise nos informations! », « ils savent tout de nous ». Le développement d’un géant ayant accès à la donnée mondiale préoccupe et il y a de quoi! Face à ce débordement, les CNIL se rebiffent! Dans une lettre publique de la Présidente du G29 à Larry Page,celle-ci dénonce le non-respect de Google face aux lois de la protection des données privées: « Google must meet its obligations with respect to the European and national data protection legal frameworks« . Nous verrons néanmoins la démarche diplomate et consensuelle du G29 : « In order to guide Google in this compliance effort, the Article 29 Working Party has developed guidelines containing a common list of measures that your company could implement« . Ainsi, afin de faciliter la mise en œuvre de ce respect législatif, le G29 (Groupe des CNIL européennes) a mis à disposition un Pack de Conformité avec les mesures à mettre en place. Cette question de protection des données est aujourd’hui au cœur des débats, est-ce que le corps étatique arrivera à baliser cette problématique à coups de lettres et de procès; ou l’utilisateur devra –t-il s’opposer de lui-même (s’il le veut bien!) ?

La montée en puissance des publicités et du consumérisme

Et qui dit données privées, dit marketing! Finalement, ce problème d’intrusion de Google s’illustre aujourd’hui dans le comportement de l’utilisateur! Retargeté, harcelé de publicité sur cette toile si libre et communicationnelle…. «les pubs sur le web» -«20 secondes obligatoires de pré-roll sur YouTube imposées aux utilisateurs». Un premier fait: rien n’est gratuit! Les sites tels que Facebook, Twitter, Youtube et encore plus Google reposent sur un modèle économique simple: l’utilisateur navigue gratuitement et l’annonceur paye. Au fond, remercions les entreprises, l’internaute se divertit à moindre frais! Ainsi la question se pose, quel compromis entre un web gratuit et un web anti consuméristes?

Google et l’apprentissage : «Is Google Making Us Stupid ?»

Titre de l’article du journaliste Nicholas Carr, publié en 2008 dans The Atlantic. Bien qu’écrit il y a maintenant plusieurs années, «Est-ce que Google nous rend plus bêtes?» a soulevé cette problématique utilisateur fondamentale : Avons-nous encore besoin d’apprendre dans un univers où nous accédons à l’information en temps réel? L’apprentissage se déplace alors : de la capacité de mémorisation vers une capacité «d’actions digitales», de l’apprentissage d’un poème par cœur à la création autodidacte d’un blog. Le compromis reste à être trouvé afin d’avoir assez de connaissances solides pour composer avec et garder un fonctionnement d’analyse pertinent.Au-delà du point de vue de l’éducation et de l’apprentissage de l’enfant, il est évident que les outils de Google viennent faciliter la vie de l’utilisateur, lui évitant de plus en plus à avoir à réfléchir par lui-même. Mais est-ce un bien que d’avoir cette puissance supérieure, ce dieu technologique guidant nos journées, nous donnant le (son) savoir, le lien communautaire…?


Contenu du Pack de Conformité adressé à Google par le G26accessible sur ec.europa.eu